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Pamiers. Manger local c'est bien, produire local c'est mieux !
Consommation. En Ariège comme partout en France, la demande en fruits et légumes bio locaux dépasse l'offre. La cantine en fait aussi les frais. Le Civam bio interroge.
L'un cours, l'autre pédale, et vice-versa. C'est la loi du « Run and bike » Photo DDM, V.C
L'un cours, l'autre pédale, et vice-versa. C'est la loi du « Run and bike » Photo DDM, V.C
L'un cours, l'autre pédale, et vice-versa. C'est la loi du « Run and bike » Photo DDM, V.C
La cantine bio de Pamiers, rebaptisée de terroir faute de trouver localement des producteurs qui assurent l'intégralité de ses besoins en livraisons régulières toute l'année, a donc dû trancher entre bio et local.
« Du tout bio du début, seuls la viande de veau et bœuf, les poulets et le pain ont résisté aux commandes répétées » explique Françoise Matricon, conseillère municipale et chef de file des Verts, l'une des invitées au débat initié par le CIVAM bio 09. Le thème : consommer bio et local, c'est primordial. En première partie du débat ont fusé les arguments qui visaient à tordre le cou au sempiternel « le bio, c'est bien mais cher ! » Puis les invités ont évoqué les alternatives à l'omniprésence des fruits et légumes du bout du monde. Le marché du samedi en est un parfait exemple mais il n'est pas le seul. Pour celui qui veut manger bio et local, il existe aussi des Biocoop, magasins coopératifs (Foix). Ou encore des associations qui réunissent producteurs et consommateurs (dont fait partie l'AMAP* de Pamiers), ou des groupes d'agriculteurs bio qui se montent et fonctionnent en vente directe. Mais ces dernières formules, qui se développent de plus en plus - l'association appaméenne est passée en moins de deux ans de 7 à 56 familles adhérentes - sont moins connues et leur principe ne peut pas convenir à tout le monde. En effet, c'est un choix de qualité pour son assiette, mais aussi un engagement solidaire vis-à-vis du ou des producteurs adhérents. Les consommateurs s'engagent à acheter à l'avance la production de la saison, quelle qu'elle soit. Ainsi, l'hiver, le panier est un peu moins garni, mais l'été, il est plus généreux. Ce fonctionnement permet aux maraîchers une tranquillité puisqu'ils sont sûrs d'avoir au moins un salaire minimum, et de se consacrer plus largement à leur production.
« Alors, pourquoi y a t il des listes d'attente dans certaines de ces associations ? interroge l'une des personnes dans la salle. Parce qu'il manque, comme pour la cantine, de maraîchers. C'est un paradoxe, alors que l'on estime à 10 000, le nombre d'agriculteurs sans terre en France. »
C'est ainsi que le débat s'est orienté sur la nécessité d'une véritable volonté politique pour que les choses changent.
*AMAP : association pour le maintien d'une agriculture paysanne.
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