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« Je t’ai vu naître, je vais te voir mourir ! » m’a dit ma grand-mère, catastrophée et dépitée en me voyant refuser les gâteaux au chocolat qu’elle me tendait…

« Tu vas perdre 20 kilos et te carencer en tout » m’ont dit des dizaines de personnes persuadées que réduire le secteur d’approvisionnement est synonyme de réduction de la taille des assiettes…

« Tu vas passer pour un martien, te couper de la société et perdre tous tes amis » m’ont également martelé tant de personnes persuadées que « manger local et pas pareil » est synonyme de marginalisation sociale.

« Tu vas devoir payer plus et tu dois bigrement bien gagner ta vie pour faire un truc comme ça » m'ont fait remarqué, sûrs d'eux, la majorité de mes interlocuteurs.

« Pourquoi tu fais ça ? De la bouffe, il y en a de toutes les sortes à Géant Casino et qui en plus, vient de partout » ont objecté certains, assurés de me rendre service en me donnant ce bon plan...

Afin de quantifier et qualifier l'impact de ce régime kilométrique sur ma santé, j'avais souhaité réaliser un bilan de santé pré-expérience.

Le Docteur Nicole REMY, du Service des Urgences de l'Hôpital de Castelnaudary, trouvant l'expérience intéressante, a souhaité, à titre personnel, faire partie de l'aventure.

Elle m'a donc prélevé une dizaine de tubes de sang donc je mettrai la teneur en ligne. Nous avons convenu que nous nous reverrons tous les trois mois.......

Hôpital de Castelnaudary
 

 

Prise de sang pour le bilan complet avant l'expérience 

Avant la date de début de mon régime non calorique mais kilométrique, il m’a d’abord fallu faire un peu de vide chez moi en donnant, en troquant ou en stockant tout élément « interdit » pendant un an : le sel (même si c’était de la fleur de sel de Guérande), le sucre blanc, le riz basmati que j’avais acheté en vrac, les apéritifs anisés, les bières, le poivre (même si c’était de bonnes baies parfumées dans le moulin Peugeot, la semoule, le thé, le café, les tablettes de chocolat (j’ai été prévoyant, je les ai mangées avant le 9 septembre…), les paquets de gâteaux, l’eau de vie (non, pas elle, c’est celle que j’ai fait distiller avec les prunes qui j’ai ramassées et qui sont à 140 km…), les épices que j'avais ramenées de Tunisie, les boîtes de conserves, certes appétissantes mais dont le contenu est d’origine non identifiée (cassoulets de Castelnaudary, cuisses de canards confites, pâtés de foie de porc à l’Armagnac, daubes, etc… : tant pis pour moi, j’aurais dû toutes les manger en août…).

 

 

 

Une partie des produits

 
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