<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?>
<!-- generator="FeedCreator 1.7.2" -->
<rdf:RDF
	xmlns="http://purl.org/rss/1.0/"
	xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">
	<channel rdf:about="http://www.mangeonslocal.fr">
		<title>Produire et manger local</title>
		<description>Produire et manger local</description>
		<link>http://www.mangeonslocal.fr</link>
	   <dc:date>2012-05-30T03:49:01+01:00</dc:date>
		<items>
			<rdf:Seq>
				<rdf:li rdf:resource="http://www.mangeonslocal.fr/content/view/8/"/>
				<rdf:li rdf:resource="http://www.mangeonslocal.fr/content/view/1/"/>
			</rdf:Seq>
		</items>
	</channel>
	<item rdf:about="http://www.mangeonslocal.fr/content/view/8/">
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:date>2008-09-15T20:00:04+01:00</dc:date>
		<dc:source>http://www.mangeonslocal.fr</dc:source>
		<title>LE DEFI DE SE NOURRIR LOCALEMENT</title>
		<link>http://www.mangeonslocal.fr/content/view/8/</link>
		<description>
PERMETTRE A UN TERRITOIRE ET A SA POPULATION D'ETRE CAPABLES DE SE NOURRIR LOCALEMENT: UNE QUESTION D'ORDRE PUBLIC 


Dans l'Aude, &amp;agrave; Castelnaudary, j'ai entam&amp;eacute; d&amp;egrave;s le 9 Septembre 2008 une exp&amp;eacute;rience : celle de me nourrir exclusivement, durant une ann&amp;eacute;e, de produits ayant pouss&amp;eacute; &amp;agrave; moins de 150 km de chez moi et en faisant mon possible pour consommer le maximum dans un rayon de 15 km... 


Nous vivons avec une &amp;eacute;p&amp;eacute;e de Damocl&amp;egrave;s : celle de la rar&amp;eacute;faction et de l'augmentation du prix du p&amp;eacute;trole. Notre nourriture d&amp;eacute;pend de lui pour sa production comme pour son acheminement. Dans ce contexte, que se passe-t-il si l'on enl&amp;egrave;ve &amp;agrave; nos soci&amp;eacute;t&amp;eacute;s cet &amp;eacute;l&amp;eacute;ment d&amp;eacute;terminant ?  


Engag&amp;eacute;, je cherche un moyen de sensibilisation autour des questions de souverainet&amp;eacute; alimentaire, de pr&amp;eacute;servation de la terre nourrici&amp;egrave;re et de son acc&amp;egrave;s. 


Entendant parler d&amp;rsquo;une exp&amp;eacute;rience de deux journalistes canadiens qui, il y a quelques ann&amp;eacute;es, s&amp;rsquo;&amp;eacute;taient nourris avec des produits exclusivement locaux, je me suis dit que ce pourrait &amp;ecirc;tre un outil p&amp;eacute;dagogique int&amp;eacute;ressant. Tout en affichant tr&amp;egrave;s clairement d&amp;egrave;s le d&amp;eacute;but que je m'accorderai des d&amp;eacute;rogations pour ne pas me couper de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; car ce n'est justement pas le but, je me lance ce d&amp;eacute;fi. C&amp;rsquo;est la mise en sc&amp;egrave;ne de ma propre exp&amp;eacute;rience de mangeur local, de &amp;laquo; locavore &amp;raquo;, qui me servira d&amp;rsquo;outil pour sensibiliser &amp;agrave; la fois l&amp;rsquo;opinion publique, les &amp;eacute;lus et les m&amp;eacute;dias. Pour moi, la production locale pour une consommation locale, n&amp;rsquo;est pas un repli sur soi mais une question d&amp;rsquo;ordre public. 


Je pr&amp;ocirc;ne d&amp;rsquo;ailleurs un n&amp;eacute;cessaire &amp;laquo; service minimum alimentaire &amp;raquo;. Loin d&amp;rsquo;une d&amp;eacute;marche de repli sur soi, il s&amp;rsquo;agit de faire bouger les mentalit&amp;eacute;s et les &amp;eacute;lus, vers une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; de l&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s-p&amp;eacute;trole et une concurrence, en d&amp;eacute;pit de la Loi SRU, sur la destination des terres. 


Voil&amp;agrave; quatre ans, soucieux de la p&amp;eacute;rennit&amp;eacute; des exploitations locales et d'un approvisionnement r&amp;eacute;gulier en l&amp;eacute;gumes de qualit&amp;eacute; &amp;agrave; destination des consommateurs du Lauragais, j'ai fond&amp;eacute; la premi&amp;egrave;re Association Pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne (AMAP) du d&amp;eacute;partement de l'Aude, permettant de conforter une ferme et satisfaire des consommateurs friands de bons l&amp;eacute;gumes de saison. Puis, au printemps dernier, avec quelques mangeurs, nous avons organis&amp;eacute; la liste d&amp;rsquo;attente et fait contractualiser avec un autre paysan une vingtaine de personnes que ne pouvait absorber notre mara&amp;icirc;cher mais ce f&amp;ucirc;t apr&amp;egrave;s une &amp;laquo; chasse &amp;agrave; mara&amp;icirc;cher &amp;raquo; qui a dur&amp;eacute; deux ans&amp;hellip;..: m&amp;ecirc;me avec la demande organis&amp;eacute;e et apport&amp;eacute;e &amp;laquo; sur un plateau &amp;raquo;, ce f&amp;ucirc;t la croix et la banni&amp;egrave;re pour en trouver un. 


Cette situation, quelque peu surprenante au premier abord, qui met en &amp;eacute;vidence une curieuse concurrence entre consommateurs et non entre producteurs, m&amp;rsquo;a incit&amp;eacute; &amp;agrave; r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chir &amp;agrave; un sc&amp;eacute;nario catastrophe: combien de temps tiendrions-nous avec ce que les paysans produisent autour de chez nous s&amp;rsquo;il y avait une guerre, une gr&amp;egrave;ve des camionneurs, un rench&amp;eacute;rissement plus prononc&amp;eacute; du p&amp;eacute;trole, un &amp;laquo; d&amp;eacute;tournement &amp;raquo; de la nourriture au profit de pays qui auraient d&amp;egrave;s lors plus d&amp;rsquo;argent que nous car l&amp;rsquo;alimentation est &amp;laquo; jou&amp;eacute;e &amp;raquo; sur les march&amp;eacute;s internationaux&amp;hellip; 


Il suffit de demander aux anciens les conditions de vie qu&amp;rsquo;ils ont connu sous l&amp;rsquo;Occupation. Seules les campagnes ont mang&amp;eacute; &amp;agrave; leur faim. Par contre, les villes ont r&amp;eacute;ellement souffert et encore disposaient-elles &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque de ceintures mara&amp;icirc;ch&amp;egrave;res capables de leur fournir une quantit&amp;eacute; minimale de l&amp;eacute;gumes. Depuis, si l&amp;rsquo;on prend l&amp;rsquo;exemple de Toulouse, ces terres fertiles, facilement m&amp;eacute;canisables, irrigu&amp;eacute;es, plates, enfin avec toutes les qualit&amp;eacute;s requises pour produire de la nourriture, sont recouvertes par le b&amp;eacute;ton et le bitume alors que la population a connu une croissance impressionnante et le nombre de mara&amp;icirc;chers est pass&amp;eacute; de 4 500 &amp;agrave; moins d&amp;lsquo;une centaine. La ville de Toulouse, &amp;agrave; l&amp;rsquo;image de toutes les autres, est donc sous &amp;laquo; perfusion alimentaire &amp;raquo; et d&amp;eacute;pend des transports. La s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire est aujourd&amp;rsquo;hui gravement menac&amp;eacute;e par la d&amp;eacute;pendance &amp;eacute;nerg&amp;eacute;tique de la production, par la concentration extr&amp;ecirc;me des moyens de transformation, de stockage et de distributions des produits alimentaires, par la sp&amp;eacute;cialisation de zones g&amp;eacute;ographiques de plus en plus larges dans un type de production, par les tensions et conflits internationaux, sur un fond de baisse tendancielle des rendements (du fait du d&amp;eacute;r&amp;egrave;glement climatique et de l&amp;rsquo;appauvrissement des sols) et d&amp;rsquo;&amp;eacute;puisement des stocks alimentaires strat&amp;eacute;giques &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle mondiale. Ce n&amp;rsquo;est plus en centaines, mais en milliers de Km que se chiffre la distance moyenne parcourue par nos aliments avant de nous parvenir. Aucune r&amp;eacute;gion de France n&amp;rsquo;est peut-&amp;ecirc;tre autonome sur le plan alimentaire. Le pays tout entier a peut-&amp;ecirc;tre besoin de plus de terres qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;en poss&amp;egrave;de pour assurer son approvisionnement, et d&amp;eacute;pend largement des pays du sud pourtant moins favoris&amp;eacute;s que lui par le climat. Au niveau europ&amp;eacute;en ce constat est le m&amp;ecirc;me, en bien pire, la France &amp;eacute;tant un des pays d&amp;rsquo;Europe les moins peupl&amp;eacute;s par rapport &amp;agrave; son potentiel agricole.. 


Depuis toujours, la premi&amp;egrave;re responsabilit&amp;eacute; des &amp;eacute;lites est d&amp;rsquo;assurer la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire des populations . Alors que la plan&amp;egrave;te ne dispose m&amp;ecirc;me pas de deux mois de r&amp;eacute;serves de grains, il n&amp;rsquo;est pas inutile de rappeler cette &amp;eacute;vidence. Chaque pays, chaque r&amp;eacute;gion, doit avancer vers son autonomie alimentaire en produisant elle-m&amp;ecirc;me l&amp;rsquo;essentiel de la nourriture de sa population, et revendiquer sa souverainet&amp;eacute; alimentaire, qui est le pouvoir de vendre et d&amp;rsquo;acheter, et de refuser de vendre ou d&amp;rsquo;acheter selon son gr&amp;eacute;. La nourriture ne peut &amp;ecirc;tre consid&amp;eacute;r&amp;eacute;e comme une marchandise quelconque, et quels que soient les accords commerciaux internationaux, ni les gouvernements ni les &amp;eacute;lus locaux ne peuvent se d&amp;eacute;faire de cette responsabilit&amp;eacute; primordiale. 


La nourriture et les conditions de la produire sont compl&amp;egrave;tement sortis du champ politique, notamment dans les territoires urbains et semi urbains. 


Que feraient les populations des villes avec les grandes surfaces non approvisionn&amp;eacute;es ou ne pr&amp;eacute;sentant que des produits hors de prix ? Mangeraient-elles le goudron des trottoirs, les tickets de parking, leurs t&amp;eacute;l&amp;eacute;phones portables, iraient-elles se servir dans les campagnes, d&amp;eacute;m&amp;eacute;nageraient-elles pour aller au plus pr&amp;egrave;s des potagers tenus par ceux qui travaillent la terre en &amp;eacute;changeant leurs bras pour remplir leur ventre ? 


Quel avenir sans agriculture ? Rigoureusement aucun, sauf &amp;agrave; trouver le moyen de ne plus manger ou de vivre de chasse et de cueillette&amp;hellip;. En effet, se pose &amp;agrave; nous (&amp;agrave; nous tous et pas seulement aux africains ou aux br&amp;eacute;siliens&amp;hellip;) en ce d&amp;eacute;but de mill&amp;eacute;naire la question, tr&amp;egrave;s politique, que se posait d&amp;eacute;j&amp;agrave; la Rome ancienne : 


	&amp;laquo; politique frumentaire &amp;raquo; : les pouvoirs publics se pr&amp;eacute;occupent de nourrir tant bien que mal, les populations, en particulier les villes gonfl&amp;eacute;es par l&amp;rsquo;exode rural, d&amp;rsquo;o&amp;ugrave; que vienne et quelle que soit la nourriture. L&amp;rsquo;ordre public et la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire reposent sur une police efficace et sur une arm&amp;eacute;e puissante. 
	&amp;laquo; politique agraire &amp;raquo; : la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; assure sa propre ind&amp;eacute;pendance et s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire en mettant en &amp;oelig;uvre une politique agricole donnant toute sa place &amp;agrave; la paysannerie nourrici&amp;egrave;re. 


La soci&amp;eacute;t&amp;eacute; fonde sa prosp&amp;eacute;rit&amp;eacute;, son ind&amp;eacute;pendance et sa s&amp;eacute;curit&amp;eacute; alimentaire sur une classe paysanne libre jouissant d&amp;rsquo;un acc&amp;egrave;s &amp;eacute;galitaire &amp;agrave; la terre. Elle administre sagement l&amp;rsquo;agriculture, pour qu&amp;rsquo;elle soit en mesure de fournir un surplus notable tout en am&amp;eacute;liorant autant que possible le potentiel de production du territoire, par des am&amp;eacute;nagements fonciers appropri&amp;eacute;s. On sait pour les Romains qu&amp;rsquo;ils ne r&amp;eacute;ussirent pas &amp;agrave; conserver une paysannerie capable de fournir une production locale suffisante pour assurer leur autonomie alimentaire et ce qu&amp;rsquo;il en est advenu lorsque les transports n&amp;rsquo;ont plus pu &amp;ecirc;tre assur&amp;eacute;s avec s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et r&amp;eacute;gularit&amp;eacute;&amp;hellip;.. (De nombreux textes de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence http://zanzibart.com/amap/amapreseaump/index.php?option=com_content task=category sectionid=7 id=21 Itemid=29 (http://zanzibart.com/amap/amapreseaump/index.php?option=com_content task=category sectionid=7 id=21 Itemid=29) m'ont inspir&amp;eacute; et j'ai extrait une partie de cette pr&amp;eacute;sentation de l'article  Quel avenir sans agriculture ?  et sont sur l'excellent site du r&amp;eacute;seau des AMAP Midi Pyr&amp;eacute;n&amp;eacute;es  http://www.amapreseau-mp.org/ (http://www.amapreseau-mp.org/)). 


 


Afin de rendre au maximum ma d&amp;eacute;marche reproductible et cr&amp;eacute;dible, inspir&amp;eacute;e d&amp;lsquo;une exp&amp;eacute;rience canadienne, j'ai souhait&amp;eacute; constituer, pour me suivre, une &amp;eacute;quipe qui pourra r&amp;eacute;pondre aux questions qu&amp;rsquo;une multitude de personnes m&amp;rsquo;ont pos&amp;eacute;es: 


- Devient-on malade en mangeant local ? Un M&amp;eacute;decin suivra mon &amp;eacute;tat g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral trimestriellement et m&amp;rsquo;a d&amp;eacute;j&amp;agrave; prescrit un bilan sanguin complet avant de d&amp;eacute;marrer l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience&amp;hellip; 


- Mange-t-on toujours la m&amp;ecirc;me chose, avons-nous des repas d&amp;eacute;s&amp;eacute;quilibr&amp;eacute;s et nous exposons-nous &amp;agrave; des carences nutritionnelles en mangeant local ? Une Di&amp;eacute;t&amp;eacute;ticienne donnera ses avis sur la qualit&amp;eacute; nutritionnelle et la composition des repas&amp;hellip; 


- Est-on oblig&amp;eacute; d&amp;rsquo;aller voir son banquier et de contracter un pr&amp;ecirc;t, se priver d&amp;rsquo;autre chose ou manger quantitativement moins si l&amp;rsquo;on veut manger local ? Une Conseill&amp;egrave;re en &amp;Eacute;conomie Sociale et Familiale donnera ses avis sur le co&amp;ucirc;t moyen hebdomadaire de mon alimentation, se focalisera ponctuellement sur certains repas et donnera des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de comparaison avec le panier moyen de la m&amp;eacute;nag&amp;egrave;re lambda&amp;hellip; 


- Est-il possible que toute la population d&amp;rsquo;un territoire se nourrisse localement ? Un Agro&amp;eacute;conomiste r&amp;eacute;fl&amp;eacute;chira &amp;agrave; cette question&amp;hellip; 


Chacun sera charg&amp;eacute;, dans chaque domaine le concernant, d'apporter un regard critique de professionnel et interpr&amp;eacute;tera p&amp;eacute;riodiquement les donn&amp;eacute;es m&amp;eacute;dicales, nutritionnelles, financi&amp;egrave;res et &amp;eacute;conomiques&amp;hellip;. 


Mercredi 3 Septembre 2008, j'ai effectu&amp;eacute; un bilan de sant&amp;eacute; complet au Centre Hospitalier de Castelnaudary.... 

</description>
	</item>
	<item rdf:about="http://www.mangeonslocal.fr/content/view/1/">
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:date>2008-07-24T16:12:25+01:00</dc:date>
		<dc:source>http://www.mangeonslocal.fr</dc:source>
		<title>Manger et produire local</title>
		<link>http://www.mangeonslocal.fr/content/view/1/</link>
		<description>
T&amp;eacute;l&amp;eacute;charger l'article de pr&amp;eacute;sentation (cliquer dessus) 



 (component/option,com_docman/task,doc_download/gid,1/)






 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 
Zone d'approvisionnement


 



 

</description>
	</item>
</rdf:RDF>

